jeudi 6 septembre 2007

Bulldozer 8275: Review complète!!


Ca y est, je l'ai! ouiiiiiiiiiiiiiiiii il est mieeeeeeen!!!
Euh, moui!
J'ai reçu ce matin un énorme colis qui contenait ce modèle tant attendu(et pleins d'autres, gniark gniark!). Le Lego Technic 8275, le seul, l'unique, celui qui coûte 150€ et qui vient tout juste de sortir.
Après la phase de hurlements et de danse incontrôlée, je me suis décidé à sortir la boite pour l'admirer voire même pour l'ouvrir.
La boite est de même taille que celle de la grue 8421. La première chose que l'on aperçoit lorsque l'on saisit la boite dans ses mains, c'est le "sproaaach" des pièces à l'intérieur qui discutent avec la gravité. Ils auraient pu les fixer à l'intérieur de la boite ces fourbes :o
Sur la face avant de la boite, le modèle est bien en vue, sous lui se trouve une petite bulle qui nous rappelle que ce modèle a gagné le prix de l'innovation dans la catégorie jouet électronique et technique, lors de l'International Toy Fair Nürnberg 2007. A droite, le détail simple des fonctions et tout l'atiraille électrique que renferme l'engin.
Comme à l'habitude sur les gros set, la boite a un capot qui une fois relevé nous dit tout pleins de choses sur les systèmes qu'il embarque, avec une vue du modèle qui s'approche de l'échelle 1:1.

Etant donné la longueur de cette review, j'ai décidé de répartir les photos au fil du texte pour mieux l'aérer et rendre la lecture plus agréable.


La boite et son capot

L'ouverture de la boite réserve de belles surprises. La première chose qu'un cerveau normalement constitué doit chercher ce sont ces magnifiques moteurs et les systèmes sans fils. Puis, on croule sous les sachets, 21 au total et au fond se cachent les trois livrets qui nous guiderons pour monter le Bulldozer. Le tout se ballade librement dans la boite :/.


Même pas peur!
Le PFS

Les moteurs, parlons-en un instant: Le set inclut 2 moteurs "moyens" (tout mignons), 2 moteurs XL(Goliath :o), 2 récepteurs IR, un boîtier à piles et la télécommande. Chaque élément est dans un sachet individuel.
C'est par ailleurs le plus gros modèle électrique sorti à ce jour, jamais un Lego n'a eu autant de moteurs.
Bien-sûr je n'ai pas pu m'empêcher de mettre des piles dans le boîtier et de tout tester avant même d'avoir ouvert le plan.

La première chose qui change, ce sont les connecteurs qui ne sont plus des 2x2 stud classiques avec un contacts sur chaque plots(4 plots), mais des 2x2 stud à 2 plot plus le connecteurs fait de 4 petites lamelles, avec un sens de branchement bien précis(asymétrique). En plus, le cordon ne peut être séparé du moteur(ou d'un récepteur) ce qui bride la distance entre moteur et récepteur. Ces branchements sont aussi incompatibles avec les anciennes technologies et ensuite, moins rigolo, si le câble est endommagé, soit vous jetez le moteur(même si celui-ci n'a rien :/), soit vous dégainez votre fer à souder.
Le boîtier et les récepteurs IR possèdent des petites leds CMS qui nous indiquent s'ils sont sous tension.

Sur un récepteur, on peut connecter 2 moteurs et choisir un des quatre canaux(grâce à un sélecteur orange 4 positions) sur lequel ils fonctionnerons.
Le compartiment à piles en demande 6 de type AA(non fournies:/). Il est de type récent (3 piles de chaque côtés).

Les moteurs XL sont assez gros, ils tournent doucement(environ 200rpm) mais fournissent un couple vraiment impressionnant. Si on essaie de faire tourner la broche manuellement, on sent une sacrée résistance interne qui traduit donc les pertes importantes que celle-ci doit engendrer. Son bruit est très agréable. Le moteur ne peut être fixé que par des pins et axes, il ne dispose pas de studs.

Le petit moteur est vraiment trognon, il tourne à environ 400rpm pour un couple aussi assez correct compte-tenu de sa taille. il possède 4 trous vers sa broche et sa base peut être emboîtée sur des pièces à studs (base de 2x6).

La télécommande est mignonne et assez ergonomique, elle tient dans la paume de la main. Pour l'alimenter, 3 piles AAA(toujours non fournies :o) doivent être installées dans son antre. On y accède par le dessous et il faut un petit tournevis cruciforme pour ouvrir le compartiment à piles. Idée un peu bizarre, un système à coulisse classique aurait été tout aussi efficace, mais non, vous devez avoir un tournevis.
Une fois les piles installées, une pression sur une manette fait s'allumer une petite LED verte.
En dessous se trouve le même sélecteur de canaux orange que celui présent sur un module de réception. Sur 1 vous pilotez le module qui est aussi sur 1, sur 4 celui sur 4. Ce qui permet de piloter 8 moteurs avec une seule télécommande(à condition d'avoir 4 récepteurs, 8 moteurs, et des tickets chez Duracell)
De part et d'autre du sélecteur orange, deux autres sélecteurs noirs, mais avec deux positions seulement. Ils permettent de choisir la rotation du moteur piloté.
Par exemple, en poussant le premier levier, le moteur tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, en changeant le petit sélecteur noir, il tournera dans l'autre sens.

La portée et le rayon d'action de la télécommande sont assez impressionnants, vous pouvez tourner le dos au modèle, il s'activera quand même. J'ai constaté une distance de 10 mètres, mais je ne pouvais aller plus loin, d'autres personnes m'ont rapportées une distance dépassant 15m, mais mon couloir n'est pas assez long :o.

Dernier détail sur les fonctions électriques, lorsque vous pilotez un moteur, le module de réception qui le relaie clignote.
Si vous souhaitez d'autres informations sur les nouveaux systèmes Power Fonctions, allez lire l'article très complet qu'a fait un membre de Freelug sur leur site.


les composants d'un système PFS


Les premières pages du plan donnent des vues détaillées.


La mise en place des piles dans la télécommande et le compartiment à piles sous tension.


Led de la télécommande lors d'une pression


Bien, maintenant les pièces sans courant électrique :o
Le modèle possède au total 1384 pièces ce qui n'est pas rien. Les nouvelles pièces qu'il contient sont les grosses roues de chenilles, les éléments Power Fonctions et... c'est tout :/
On retrouve agréablement les pignons blancs à embrayages, du studless, mais aussi une belle partie de bonnes vieilles poutres et plaques, ce qui me fait bien plaisir, et pas de méta pièces.
Petit détail qui plaît, les 84 maillons de chenilles sont séparés dans deux sachets égaux, ce qui évite de tout recompter. Ces maillons sont de dernière génération, le seul modèle qui en possédait jusqu'à présent était la motoneige 8272. Les grosses roues jaunes sont bien jolies.
Outre cela la diversité des pièces est bien là, mélange de studless et de studfull.
La tâche de l'ouverture des sachets est quand même bien longue :d
Surtout que Lego n'a pas fait le choix d'organiser le montage par sachets comme c'est le cas dans de nombreux modèles où on ouvre les sachets numérotés au fur et à mesure qu'on avance dans la construction. là non, il faut tout ouvrir et passer plus de temps à chercher.

Un petit mot sur le plan qui comme vous avez pu le voir sur les photos mises plus haut, est divisé en 3 livres de 64, 64 et 40 pages format A4 horizontal, et ce seulement pour le Bull. Le modèle secondaire ne possède pas de notice papier, elle sera disponible sur le site internet de Lego. Mwais ca économise du papier. Remarquez le modèle secondaire n'a pas grand panache, une sorte de robot à pince assez rudimentaire, je ne vais pas l'évoquer davantage dans cette review.

Bin allez moussaillon, à l'attaque!! En prenant bien mon temps, mais vraiment bien (pour le prix, faut que ca dure :o) j'ai mis 7 heures (incluant pauses, vagabondage vers d'autres boites non ouvertes, internet, etc). Et c'est bien physique tout ça.


Les pièces sorties, j'ai bien fait de garder mes boites de salade de pomme de terre :o
Je vous conseille de n'ouvrir les sachets des chenilles que lorsque le plan vous les demandera.


Quelques pièces sympathiques

Le montage n'est pas d'une grande difficulté mais je trouve certaines opérations assez répétitives. 4x fois le même sous ensemble ça commence à peser :d.
Au fil du plan on construit différents sous ensembles qui viennent se greffer au châssis principal:
La moitié avant de la base, puis l'arrière, les supports de chenilles, le centre de l'engin, le moteur la carrosserie, etc. C'est un vrai jeu de Lego...ah bin ouais, p't'être bien!?!

Quelques images de la construction:








Quelques moments de la construction, et, les pièces restantes(je sais il y en a beaucoup, je me demande si je n'ai rien oublié durant le montage :d.Ou alors la poutre de 11 vient d'un autre set qui était sur mon bureau un peu avant)

Et le temps passe, passe, la peau de vos doigts diminue, et ça y est, il est complet\o/.
On saute sur la télécommande et wiiiiiiiii!!
...
Je suis resté sans voix devant ce bijou.
Mais il faut bien que j'en cause.
Il est déjà bien massif et lourd. Avec les piles il pèse 1,7kg et la 8421 a l'air toute petite à côté.
Mais niveau mécanique, qu'en est-il? du bon. Poussez l'interrupteur du boîtier et les modules IR s'allument. Ensuite avec la télécommande, sur 1 vous pilotez les chenilles et sur 4 les deux outils.
Normalement, le sélecteur noir de gauche doit être vers le bas et celui de droite vers le haut.
Il ne vous reste plus qu'a écraser les pédales!
En 1 donc ce sont les chenilles.
Chacune est entraînée par un moteur XL avec un ratio de 1.6:1.
Le moteur de la chenille gauche est à l'arrière et celui de la chenille de droite est à l'avant.
Le moteur V6 est actionné par la chenille de droite, eeeeet oui une seule chenille actionne le moteur, un peu dommage mais il n'y a plus de place dans le châssis pour y mettre une autre solution.
Forcement si les moteurs XL font avancer la bête, elle en a dans les chenilles ,qui avancent sans problèmes même sur les surfaces les moins adhérantes(grâce aussi au poids de l'engin). Sa puissance lui permet de monter des pentes, ouvrir des portes(hum!) et pousser la terre là où elle doit aller.
Les chenilles sont tout de même bien tendues et ne "flottent" pas trop(comparé à celle du 8272). Des petites roulettes assurent un bon guidage.
Aussi en poussant une manette vers le haut et l'autre vers le bas ca touuuuuurne!

Deuxième paire de fonctions, sur le canal 4. Une manette pilote la lame à l'avant et l'autre le dispositif de ripage à l'arrière(les pics si vous préférez. Un pic est aussi appelé un soc). Vous ne pouvez donc plus faire avancer le bull, il faudra repasser sur le canal 1.
Ces deux fonctions sont commandées par les deux petits moteurs qui après des réductions, font tourner des vis sans fin.
Ces deux agréments utilisent les pignons blancs à embrayages. Ainsi lorsque la lame a terminé sa course, au lieu de faire caler le moteur et risquer d'endommager le système et bien la couronne et le centre du pignon se débrayent par glissement et ne sont plus liés, ils tournent librement.

Nombreux sont ceux qui ont dû croire que la lame était pneumatique, cela est dû au fait que les faux vérins utilisent des vraies pièces pour fixer les vrais vérins. :d
Non ce sont les pièces qui servent à fixer deux vérins(des vrais) en opposition qui ont été utilisées.
mais c'est un levier actionné par un système de vis sans fin placé au dessus du V6 qui monte et descend la lame, elle même profite d'un design très soigné. Elle est faite avec des cadres qui sont de très belles pièces.
A l'arrière, même chose, le dispositif de ripage peut être abaissé ou relevé grâce à un système à vis sans fin et des articulations.
La lame et les socs peuvent soulever le bulldozer :o

Maintenant le design. Que du bon, il est bien proportionné à l'exception de la cabine qui est trop "basse" et avec les échappements et les phares, la visibilité du conducteur serait assez réduite.

C'est pour rendre beaux le modèle que le stud est roi. La grille du moteur est bien finie et est assez énorme, les bras de la lame aussi. Sur le dessus du capot, trois tuyères d'échappements qui habillent très bien l'engin. Les portes de la cabine s'ouvrent laissant apparaître la jungle de cordons électriques qui s'y développe.
Le boîtier à piles est logé à l'arrière et ses attaches( les deux pins triples rouges) se libèrent facilement.
Comme toujours pour les engins de chantiers, le jaune et roi et ce bull ne déroge pas à la règle.

Alors a-t'il des points négatifs ce bulledauzaire?
bin oui, mais des petits. Le premier est la consommation électrique des moteurs qui sont de véritables gloutons; Surtout que Lego n'offre même pas les piles.
Deuxième point, il faut abaisser les socs pour retirer le compartiment à piles. Et comment qu'on fait quand les piles sont mortes?
Et enfin il peut décheniller sur une surface trop résistante comme une couette, rien de dramatique non plus.
Le problème avec un modèle entièrement électrique, c'est que sans piles il est juste là pour décorer :d

Des images du modèle fini et une vidéo(sans son, désolé :/)







Et la vidéo(sans son :o):

video


C'est beau la technologie!

Voilà, en conclusion je dirais que c'est un set vraiment réussi qui possède et met en avant le tout nouveau système électrique qui à lui seul vaut le détour. Un modèle beau, gros, fonctionnel mais dont le prix calmera un certain nombre de fanas.
Allez 18/20!

Moune

3 commentaires:

JFKenouille a dit…

Tres bel article, et de chouettes photos.

Une confirmation du l'attrait non negligeable de ce modele.

Chouettes photos aussi :D

maxjack a dit…

Encore un très bel article
détaillé a souhait

Moune a dit…

Merci à vous deux!